Alain PERISSON (Cinéaste et mystique, suite à une émission sur Radio Notre-Dame ; extrait d’une lettre au Père de Boissière, en 1993)

« Je veux bien croire que beaucoup d'auditeurs ont senti, comme moi, un désir irrépressible de tout savoir sur cet homme, prêtre des gueux et des artistes, disciple du Cœur de Jésus, musicien de l'Evangile dans sa fulgurance contemporaine, témoin lumineux de Miséricorde et d'Espérance.

Dans sa lecture de la vie, tout est limpide tout à coup : des jaillissements de Rimbaud à la ténèbre de Nietzsche, du de profundis de Wilde à la circonspection de Camus, du courage spirituel du capitaine Koriakov aux accords sublimes de la Messe du Couronnement, jusqu'aux profonds mystères des Saintes Ecritures, de l’Evangile, pour l'intelligence desquels il nous suggère délicatement de renoncer à notre logique horizontale, afin de communier dans la verticale Cohérence de Dieu. »


« On aime d'emblée le Père Zundel dans son rappel infatigable de la Parole de Jésus à Nicodème. Et vous savez combien il est difficile de remettre en cause tout ce que nous 'pensions' savoir, de réapprendre tout de A à Z dans un ordre différent, d'abolir nos certitudes vaniteuses par un acte de foi, de renaître. Alors, Maurice Zundel n'y va pas par quatre chemins : on peut dire qu'il secoue les pruniers, et avec quel amour ! Dans une invitation au voyage, au Cœur de notre cœur, sanctuaire de Dieu qui croit éternellement en nous, une à une, de ses brebis, qui nous aime comme Il nous a créés, à son image, alors que nous L'emprisonnons dans notre carapace, dans ce je et moi propriétaire et préfabriqué, source de tout mal, par lequel Il est blessé. Car, c'est bien Lui qui souffre lorsque nous avons mal, Lui, Christ d'Amour, Christ crucifié par Amour, à cause de notre mal et pour nous en sauver pour la vie éternelle.

A cause de ce mal qui nous envoûte, nous aveugle, nous assourdit, nous masque la splendeur du Ciel et de la terre quand ils s'embarrassent de la matière et de l'esprit, quand ils se compénétrent : paroles de Zundel ! »


« Béni sois-tu, Père Zundel, qui nous rappelles inlassablement au Dialogue de la Sainte Trinité du Père, par le Fils dans le Baiser du Saint-Esprit.

Béni sois-tu, qui nous exhortes à son dialogue d'Amour, silence intérieur, musique silencieuse, qui est nôtre aussitôt que nous le demandons de tout notre petit amour à l'Amour du Seigneur.

Béni sois-tu dans ton amour pour la Vierge-Mère qui "vit qu'elle était Mère". Béni sois-tu, enfant de Marie, pour ta lecture évangélique de la sublime oblation féminine, révélée par Jésus en toute circonstance, toi qui sais que Dieu est Mère, la meilleure des mères, puisqu'Il a créé l'Amour maternel en toute mère et que la femme, jamais, n'a été regardée, sanctifiée, comme elle l'a été par Notre-Seigneur Jésus dans son essence et sa nature.

Béni sois-tu, Seigneur, qui a donné à notre petit frère Maurice de nous illuminer dans le "Credo" qu'il n'est jamais trop tard, que le temps n'existe qu'en Dieu, puisqu'il est toujours encore temps, tant que l'Amour est possible et il l'est toujours, éternellement, puisque tous autant que nous sommes : lui, elle, toi, moi, avons une vocation cosmique à accomplir dans ton Amour et ta Miséricorde, pour autant que nous acceptions — Toi qui nous ramènes sans cesse à nous-mêmes — de devenir enfin un être-source, un être origine, un être créateur du "Je est un Autre", « aime ton prochain comme toi-même — aimez-vous les-uns les-autres comme je vous ai aimés, » nous dis-Tu. Alléluia. »

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