(Personnel)

La pauvreté de Dieu n'est pas encore « prêchée » couramment dans l'Eglise. C'est une « chose » pourtant très, très importante, c'est le cœur même du mystère de Jésus, c'est une « chose » sur laquelle Zundel insiste fréquemment et dont il a maintes fois souligné l'immense importance, on reviendra donc sur le site sur ce sujet capital les jours qui suivent avec la conférence magistrale de Zundel sur « le mystère de Jésus » donnée au Cénacle de Paris en février 1964.

Cette pauvreté de Dieu est manifestée de la façon la plus sublime au moment où Jésus est cloué sur la Croix et y meurt, dépourvu de tout avoir et pouvoir, dépourvu même de ses vêtements, et supplicié comme sans doute jamais aucun esclave ne l'a été.

Et ce moment de la crucifixion et de la mort de Jésus contient tout le sens de l'institution de l'Eucharistie qu'on peut donc voir comme le sacrement de la pauvreté, sans mesure ni limites, de Dieu, à lire sur Jésus en croix. Jésus le dit clairement dans l'évangile de Jean : c'est le moment de la glorification de Jésus, ce qui veut dire le moment, éternel, où, en Jésus, Dieu se fait connaître sous son vrai visage, celui d'une pauvreté, d'un dépouillement indicibles.

La première prière eucharistique, celle qui a été dite d'innombrables fois et pendant des siècles dans toute l'Eglise, risque de masquer cet aspect fondamental de notre Dieu vu comme pauvreté ! Et le sacrifice du Seigneur y est offert comme extérieur à nous !

« Nous te présentons, Dieu de gloire et de majesté, cette offrande prélevée sur les biens que tu nous donnes, le sacrifice pur et saint, le sacrifice parfait, pain de la vie éternelle et coupe du salut... Que cette offrande soit portée par ton ange en présence de ta gloire sur ton autel céleste... » (1ère prière eucharistique).

ET c'est tout au long de la liturgie eucharistique actuelle encore que le Dieu de Jésus-Christ est prié et chanté dans sa gloire « au plus haut des cieux ! » Le Dieu pauvre n'apparaît pas, celui qui y apparaît, et est ici glorifié, est un Dieu de gloire et de majesté, on rejoint ainsi la pensée première de tous les hommes quant à Dieu.

Sur l'autel céleste le Christ en croix n'a plus du tout son aspect de pauvre, et dépouillé absolument, qu'il avait, qu'il a sur la croix. Il était sans doute nécessaire qu'Il soit honoré ainsi dans les premiers temps de l'Eglise qu'on peut voir, et espérer, s'achevant avec le début du 3ème millénaire.

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