23/01/2006 janvier 2006

Extraits de conférences de Maurice Zundel à Saint Germain en Laye en1974 ; au Cénacle de Paris en 1973 ; à Genève Sainte Clotilde en 1973. Toute la misère du monde, c'est que l'homme n'existe pas !

Zundel à Saint Germain en Laye en 1974

... L'explication de la souffrance, si l'on peut parler d'un mystère aussi redoutable, ce sera toujours que le monde n'existe pas encore, comme nous-mêmes n'existons pas encore, le monde tel que Dieu le conçoit et le veut n'existe pas encore, c'est un monde disloqué, de même que nous sommes disloqués à l'intérieur de nous-mêmes. Le vrai monde serait un monde où toutes les forces convergeraient vers la vie et la joie.

Si le monde est disloqué et que Dieu en soit l'auteur, ce n'est pas Dieu qui a voulu cette dislocation, c'est parce qu'il y a une opposition de la part de la créature et de la création, angélique ou humaine, une opposition à l'effusion de Dieu lui-même, à la communication de Dieu lui-même.

Zundel au Cénacle de Paris en 1973

... Si Dieu est esprit, et s'il est esprit parce qu'il est une éternelle communion d'amour, s'il ne peut créer qu'un monde-esprit capable de répondre à l'offrande éternelle qu'il est, alors évidemment Dieu est conditionné par notre réponse...

Zundel à Genève Sainte Clotilde en 1973

… Il faut comprendre cela parce que c'est capital, c'est que toute la misère du monde, c'est que l'homme n'existe pas ! Il n'existe pas au point de départ, l'homme a à se faire. Le peut-il ? Là est la question. En tout cas nous voyons qu'il revendique le droit de le faire... L'immense majorité des hommes n'existent pas ! Mais enfin ils peuvent exister. Et, si ce problème, c'est nous-mêmes, si nous sommes ce problème, quelle en est la solution ?

Date de publication sur le site : 23/01/2006