D'un auteur inconnu :

"Il y a dans la vie de Jésus des choses qui ne peuvent pas s'expliquer s'il n'est pas Dieu.

La mort de Jésus est un tel scandale que, s'il n'est pas Dieu, c'est inconcevable.

Et on ne voit pas comment on aurait pu inventer un tel Dieu.

Ce qui me parait fascinant dans le catholicisme et dans le christianisme, c'est que je ne vois pas comment quelqu'un aurait pu imaginer un Dieu qui meurt comme un brigand : c'est impossible !

Et aucune religion n'a présenté un Dieu pareil, et c'est la force du christianisme, c'est ce qui fait que ça nous dépasse complètement et que ça nous appelle au dépassement.

Les autres religions n'ont pas ça, elles s'affirment ! Alors que le christianisme aime s'affirmer par la perte de son affirmation.

C'est ce qui fait que le christianisme est inconcevable et que, si on le prend tel quel, soit on le refuse en bloc, soit on adhère ! Mais il est difficile de rester indifférent.

Les autres religions sont pour moi trop ancrées dans l'histoire et pas assez dans le lien direct avec Dieu. Le christianisme est ancré dans le lien direct avec Dieu. Les religions orientales me semblent être davantage de l'ordre du perfectionnement intérieur que de la foi en Dieu, elles sont plus une sagesse qu'une foi, et cette sagesse mène à Dieu, j'en suis persuadé, comme l'Islam également.

Mais comme religion, moi, je ne peux en concevoir qu'une seule qui est la religion catholique parce qu'il y a en elle le Christ qui explique l'Esprit-Saint, parce que c'est la seule foi qui soit, j'allais dire, irrationnelle, parce que c'est la seule religion dont les fondements soient irrationnels. On ne peut donc pas l'avoir inventée !

On ne peut pas avoir inventé ce Dieu-là, surtout en pleine occupation romaine."

Je ne sais pas de qui est ce texte. Le raisonnement ici apporté voudrait apporter une preuve inattendue non seulement de l'existence de Dieu, mais de ce que, être Dieu dans le christianisme, bouleverse complètement, et de façon inimaginable, toutes les idées que les hommes pouvaient se faire de Dieu jusque là.

Et aussi il vous est sans doute arrivé que, contemplant un crucifix, et apprenant du christianisme que le Crucifié a pris sur Lui tous les malheurs des hommes, vous avez eu presqu'envie de vous révolter : " Enfin tout de même, Dieu ne pouvait-Il pas créer un monde où tout le monde aurait été parfaitement heureux, incapable de péché, et pour toujours ! C'eut été si simple et facile pour Lui, le tout- Puissant." Mais c'était impossible !

Là aussi, là surtout, le Dieu de Jésus-Christ nous déconcerte, pas seulement en mourant comme un brigand, mais plus encore par l'innombrable cortège de maux qui vont s'abattre tout de suite sur la terre qu'il crée, et qui vont perturber sans cesse ensuite tous ceux qui l'habitent : ne pouvait-Il pas sécuriser dès l'origine ce qu'il fait ?

Et puis finalement que nous apporte l'incarnation divine en Jésus-Christ ? Depuis les deux mille ans où ça s'est passé, les souffrances, les détresses, les malheurs n'ont fait que se multiplier et empirer, et aucun coin de la terre, ni en aucun temps, n'est épargné : pourquoi ce déluge de gens si malheureux ?

Dieu se révèle dans un crucifié ! C'est inepte. Ca lui était tellement facile de faire les choses autrement et de se révéler partout, toujours et à tous, comme il l'a fait au Sinaï ou au Thabor mais, hélas, seulement à quelques privilégiés !

Peut-être faut-il se souvenir ici de deux choses. La première, c'est que le Dieu de Jésus-Christ crée en même qu'il est, c'est-à-dire éternellement, parce que il ne peut pas y avoir un temps où Il est, et un second temps où Il crée. Et, quand il recrée le monde en y incarnant le Fils, la vie éternelle qu'il offre à l'homme est bien une vie qui n'a ni commencement ni fin, une vie contemporaine de toute la vie de Dieu. La vie même de Dieu

La seconde, c'est que le Dieu de Jésus-Christ, le Dieu Père, Fils et Esprit, le Dieu Amour ne peut pas créer et sauver le monde autrement qu'Il le fait en Jésus-Christ. Parce que Dieu ne peut créer et re-créer que selon ce qu'il est, que selon l'Amour qu'Il est.

L'Incarnation rédemptrice nous apprend que, même pour Dieu, et éternellement, ce n'est pas facile d'être Dieu ! Il crée et sauve le monde par un éternel et libre choix, mais ce choix ne fait qu'un avec l'Amour qu'Il est et Il est en quelque sorte, lié le premier...

Dieu ne peut pas ne pas créer, et Il ne peut pas créer un monde différent de celui en lequel Jésus-Christ s'incarne. Et il ne pouvait se révéler de façon parfaite qu'en mourant comme un brigand. La totalité des péchés des hommes qu'Il prend sur Lui a fait de Lui un scélérat. Rien ne pouvait être mieux autrement.

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