23ème dimanche.

Voulez-vous que, pendant quelques instants, nous oubliions tout, que nous nous transportions sur une haute montagne, là où l'on respire l'air le plus pur : cela fait tellement de bien !

Je vous invite donc à écouter, à respirer, quelques instants, profondément, l'air de Dieu, l'air de Jésus-Christ, c'est si bon ! Que nous dit-Il aujourd'hui ? Vers quoi nous élève-t-Il aujourd'hui ? Ecouter, écoute ! Et laissez résonner au plus profond de nous-mêmes des paroles de rafraîchissement et de lumière. Vous comprendrez alors pourquoi le Pape Benoît XVI vient de demander aux jeunes et pas seulement à eux, d'être assidus à la célébration du dimanche, chaque dimanche, dans l'Eglise de leur paroisse ou de leur choix, pour respirer, pour nous élever.

Quelques paroles : celles de saint Paul d'abord, vous venez de l'entendre, une chose capitale : "Vous ne devez qu'une seule chose aux autres ; les aimer. C'est une dette."

Celles du Père Ceyrac ensuite, il est né le 4 février 1916, 90 ans bientôt, il vient (en décembre dernier) de retourner en Inde où il a passé presque toute sa vie, pour assister ses frères lors de la terrible épreuve du tsunami.

" L'être est supérieur à l'avoir...

Il est plus important d'être que d'avoir...

L'avoir divise les hommes, l'être les rassemble...

Tout ce qui n'est pas donné est perdu...

La seule chose qui importe dans le monde d'aujourd'hui, c'est d'aimer...

Si on est, on aime; si on a, on fait...

La seule grande tristesse, c'est de ne pas aimer 1

S'il y a un grand amour, il y a une grande joie...

Un amour fait d'un grand respect de l'autre comme autre,

Un amour fait de tendresse,

Un amour fait d'identification à l'autre, surtout dans la pauvreté,

Un amour qui partout aime découvrir la beauté parce qu'on entre dans le mystère

en découvrant la beauté ! "

Ecoutez le Père Zundel aussi :

" C'est un monde nouveau en lequel Jésus nous introduit lorsqu'il nous confie ce suprême secret de la Trinité : II nous établit dans une sorte d'égalité avec Dieu, égalité qui ne fait tort ni à la majesté de Dieu ni à l'humilité de l'homme parce que ces catégories n'ont plus de sens ! Car pour 1'amour il n'y a qu'une seule compétition, c'est celle d'aimer, d'aimer toujours plus, d'aimer dans un dépouillement toujours plus grand et dans une pureté toujours plus radicale.

Du côté de Dieu bien sûr toutes ces qualités de l'amour sont éternellement réalisées, mais pas du nôtre i Nous, nous sommes appelés à les développer en nous afin que notre amour et celui de Dieu ne constituent plus qu'une seule et indivisible respiration.

C'est un monde nouveau et merveilleux, un monde de grandeur, de beauté, de dignité, un monde où on est libre et qui exclut la peur car "le parfait amour bannit la crainte".

"Sans doute il n'y a jamais eu d'autre Dieu que Celui-là qui est Amour ! Mais les hommes ne L'avaient pas reconnu parce qu'ils collaient trop à eux-mêmes pour pouvoir concevoir même seulement l'idée d'une personnalité qui fût constituée uniquement par une relation, par un regard vers l'autre, par un total dépouillement et une totale désappropriation de soi, c'est-à-dire par l'amour le plus véritable.

...Il semble que le monde d'aujourd'hui, impatient du joug, révolté contre toute dépendance, désireux que chacun devienne une source et une origine, ce monde qui veut, avec raison d'ailleurs, diviniser l'homme, soit mieux préparé qu'un autre à comprendre que le vrai Dieu ne peut être que ce Dieu-là.

Personne ne peut être offensé ou se sentir diminué s'il apprend que le vrai Dieu, conçu comme une Présence intérieure à nous-mêmes et qui est toujours déjà là, est Dieu parce qu'il n'a rien et se propose seulement sans s'imposer jamais. "

" Saint Paul nous l'a dit avec une plénitude et une perfection incomparables: c'est la charité seule qui est la forme et le cœur des vertus tellement que en suivant la ligne paulinienne, il faut dire : qui a la charité a toutes les vertus, et qui ne l'a pas n'en a aucune, aucune au sens où les vertus parfaites sont les vertus qui culminent dans un état de grâce incontestable.

Il est parfaitement clair que, si la charité est le lien de la perfection et la forme de toutes les vertus, on ne conçoit pas une seule âme qui puisse être exemptée de la charité. C'est le cœur de l'Evangile, c'est le seul test, le seul critère que Notre Seigneur ait donné à ses disciples pour discerner la vérité de leur attachement : c'est l'amour. Et l'amour ne peut pas aimer à moitié. On ne conçoit pas un amour qui aime à moitié, et déclarant qu'il en a assez fait sans se renier lui-même. "

" Vous comprenez ici qu'il ne s'agit plus de satisfaire à une obligation mais bien de respirer, de respirer ! De nous élever pour respirer un air parfaitement pur, nous en avons tellement besoin dans un monde où règnent le pessimisme et la tristesse ! "

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