Reprise du site avec un sujet capital, les mystères de l'Eglise et de l'Eucharistie, qui sera développé dans les semaines à venir. Trouvez ici quelques balbutiements, inédits, d'introduction au mystère de l'Eglise en même temps qu'à celui de l'Eucharistie.

L'Eglise, corps mystique, est l'épouse du Corps ressuscité du Christ.

Il ne faudrait jamais parler de l'Eucharistie sans parler de l'Eglise, ni de l'Eglise sans parler de l'Eucharistie, pour la raison toute simple que ces deux mystères sont deux mystères du Corps du Christ, mais il ne faut surtout pas les confondre ou mélanger. Les deux corps sont à distinguer parfaitement l'Un de l'Autre. Le mystère, la réalité, du Corps eucharistique du Christ n'est pas le même que le mystère, que la réalité, de Son Corps mystique. Ils sont, de façon différente qu'il faut bien distinguer, le mystère, la réalité, du Corps du Christ. Il ne faut pas les mélanger dans notre esprit. On peut les différencier ainsi :

Le Sacrement, le mystère, de l'Eucharistie est le mystère du Corps de Jésus-Christ ressuscité-monté- aux-cieux et envoyant l'Esprit. A quoi il faut ajouter : ce sacrement est le sacrement du Christ dans tous ses " états " depuis sa création en le sein de Marie jusqu'en cet état de ressuscité-monté-aux-cieux d'où, avec le Père, Il envoie l'Esprit (le mot " d'où " n'exprimant aucune localisation) Mais les différents " états " par lesquels le Christ passe durant sa vie parmi nous, sont tous orientés vers l'offrande parfaite de Son Corps à l'heure de la Passion-Mort- Résurrection dont l'Eucharistie est le saint sacrement.

Le mystère de l'Eglise, sa réalité, est le mystère non pas de ce même Corps ressuscité-monté aux cieux et ici dans un autre état, mais du corps de l'épouse devant être parfaitement identifiée à son époux, sans aucunement se mélanger à Lui, selon le modèle même de l'union des trois personnes divines en le mystère de la sainte Trinité où l'on peut dire de chacune que son JE est un Autre.

L'appellation de l'Eglise comme Corps mystique, n'est pas scripturaire. Le mot mystère lui-même figure très rarement dans l'Evangile, un peu plus souvent en Saint Paul. Il y a un verset de saint Paul que Zundel a aimé citer très souvent, s'agissant de chacun de nous comme de l'Eglise entière, c'est : " Je vous ai fiancés à un époux unique comme une vierge pure à présenter au Christ. " (2 Cor., 11,2) Et Zundel aime citer souvent aussi le rituel hindou du mariage en lequel chaque conjoint dit à l'autre : " Tu " est " moi. "

Toute célébration eucharistique, toute adoration de saint sacrement doit tendre à une identification semblable : elle est toujours rencontre nuptiale de l'épouse - l'humanité entière rassemblée dans l'Eglise mais aussi en elle chacun de ses membres - rencontre avec l'époux pour la parfaite union parfaitement identificatrice - rencontre avec Jésus-Christ en éternel habit de noces, rencontre de chacune de ses épouses revêtue de la même robe nuptiale et membre indispensable chacune de son immense corps mystique.

C'est toujours le don de soi, l'offrande de soi, qui confectionne l'habit de noces et le fait revêtir. Parce que c'est l'éternel habit de l'Epoux qui ne fait qu'un avec son être-amour trinitaire dans le don parfait de soi. Chaque célébration eucharistique est toujours célébration des noces de l'époux avec l'épouse, de Jésus-Christ avec l'Eglise qui tout au long de son histoire veut s'identifier à Lui. C'est pour cela que l'Eucharistie ne peut être célébrée qu'en Eglise. C'est pour cela que, dès le début de sa vie publique, Jésus en donne le signe au cours d'un repas de noces à Cana. Zundel n'a pas dit les " choses " ainsi mais je pense ici être fidèle à sa pensée. Ce n'est qu'une introduction.

(À suivre)

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