Extrait du livre « Le problème que nous sommes » - pages 305-306

La liberté essentielle de Dieu dans cette communion d'Amour qui est le mystère adorable et lumineux, de la Sainte Trinité.

La même « essentialité » pour l'homme d'être libéré de lui-même.

« Dieu ne peut rien qu'aimer, il est l'Amour, il est la première victime du mal, il n'y a de mal que parce qu'il est dans la Création engagé jusqu'à la mort de la Croix.

Il n'y aurait pas de mal s'il n'y avait dans l'Univers une valeur absolue. Si le piétinement de l'homme est quelque chose de si épouvantable aux yeux de Malraux, c'est parce qu'il y a dans l'homme une Présence infinie.

Il s'agit pour nous de prendre conscience à la fois de ce qu'est l'homme, de sa naissance, de l'extrême difficulté de la conquête de nous-même par nous-même ET du caractère purement spirituel, tout intérieur, du Dieu qui nous est révélé par Jésus-Christ

Je ne sais pas si vous sentez tout ce qu'a de force cette vision d'un Dieu libre de lui-même, et tout de ce qu'elle dégage de lumière : si Dieu n'était pas libre de lui-même, comment serait-il en nous le ferment de notre libération ?

Tout être qui approche de Dieu authentiquement nous le reconnaissons de façon précise à ce qu'il est libre de lui-même : c'est l'effet propre de la Présence divine de nous libérer de nous-même parce que Dieu est essentiellement libre de lui-même dans cette communion d'Amour qui est le mystère adorable, lumineux, de la Sainte Trinité. »

Maurice Zundel à Lausanne en 1971

Extrait de « Le problème que nous sommes » aux pages 305-306.

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