Un éclairage qui s'impose aujourd'hui.
Altérité et différence en la Sainte Trinité.

La première altérité n'est pas celle entre le maghrébin ou l'homme noir ET le blanc de vieille souche, elle n'est même pas celle beaucoup plus fondamentale entre l'homme et la femme, elle est d'abord celle en le mystère de la Trinité entre le Père et le Fils.

Le Père est autre que le Fils, le Fils est autre que le Père. C'est tout à fait fondamental en le mystère de la Trinité. Et ce qu'il y a de tout aussi fondamental est la façon dont, en Dieu, est vécue éternellement cette altérité fondamentale. Elle est vécue en sorte qu'éternellement il n'y a plus, il n'y a pas, de différence entre les personnes divines : leur différence est de n'en avoir point, suivant la parole de Fénelon souvent citée par Zundel. Et cela constitue le modèle parfait de la façon de vivre toute altérité sur la terre « comme au ciel ».

Voilà donc ici exprimée la façon trinitaire, la seule façon, à très long terme, de sortir de l'impasse actuelle, celle qui seule peut permettre une issue définitive : les hommes sont extrêmement différents les uns des autres, extrêmement autres les uns que les autres, ils doivent apprendre à vivre selon la façon divine trinitaire leur altérité première qui est d'abord constitutive de leur être.

Et, second point tout aussi important, ce vécu ne peut l'être que dans l'Eglise, réalité mystique par excellence, réalité en laquelle est appelée à se construire, tout au long de nombreux siècles et millénaires, l'unité de l'humanité, justement parce qu'elle est le « lieu » où l'altérité peut être vécue de façon que soient atténuées puis supprimées les différences. Elles ne seront pas seulement atténuées, elles le seront seulement et nécessairement d'abord, mais elles seront s'évanouissant dans le vécu de plus en plus parfait de l'altérité.

Aujourd'hui s'imposera le couvre-feu et le retour à un service civique pour tous, mais dès aujourd'hui tous sont appelés à vivre l'altérité de sorte que s'atténuent les différences, chacun apprenant à s'identifier à l'autre. L'identification du Christ avec tout homme en détresse est très significative, elle est capitale, son but est justement de permettre le vécu des différences appelées à n'être plus. Et l'identification première du Christ est avec l'Eglise. Son corps est mystique, c'est le Corps de la parfaite épouse parfaitement identifiée à Son époux et ne faisant plus qu'un avec Lui, en laquelle par conséquent tous sont appelés à vivre, seul « lieu » de vie éternelle, et à vivre cette parfaite identification, seule génératrice de l'unification pour l'unité parfaite de l'humanité.

Cet éclairage trinitaire est d'une importance capitale et appelle des développements ultérieurs.

 

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