Il faut bien comprendre qu'il ‘est guère possible à de grands esprits de croire en Jésus-Christ tel que le présente la foi chrétienne traditionnelle parce qu'il y a disproportion infinie entre la grandeur infinie d'un Dieu créateur du gigantesque Univers aux millions de galaxies ET cet homme, apparemment aux dimensions infiniment réduites, qu'on appelle Jésus-Christ.

Ce que l'Eglise n'a encore jamais enseigné de façon tout à fait claire, c'est que, si nous embrassons la foi chrétienne la plus authentique, nous ne connaissons Dieu, nous aujourd'hui comme ses contemporains jadis, nous ne connaissons Dieu qu'à partir de Son Humanité, et que cette Humanité n'est pas Dieu puisqu'elle a été créée en le sein de Marie. Cette Humanité est et restera éternellement comme infiniment petite par rapport à la grandeur de Dieu. Zundel aimera la comparer à une coquille de noix voguant sur l'immense océan de l'Amour divin.

Einstein, sans doute le plus grand scientifique du 20ème siècle, n'a jamais cru en Jésus-Christ, il a cru en Dieu, un esprit infiniment supérieur. Il n'a pas connu Jésus- Christ sous son vrai visage, aussi le rejette-t-il.

La très sainte humanité de Jésus-Christ comme telle, même si elle a été saisie dès son origine en Marie par la Divinité toute entière puisqu'on ne peut pas la réduire ou partager, La très Sainte Humanité du Christ, du fait qu'elle est une créature, ne pouvait aucunement comprendre tous les mystères de la nature, comprendre davantage que ce que la science pouvait comprendre à l'époque de son incarnation historique il y a 2000 ans.

On est habitué depuis longtemps dans l'Eglise à une sorte de perméabilité de Ses deux natures, la divine et l'humaine, en la Personne de Jésus-Christ. Ce n'est pas sans risque d'en arriver à dire des choses proprement absurdes dans la mesure où, plus ou moins consciemment, on est arrivé à diviniser Sa nature humaine. Or il faut le dire et redire, la nature humaine de Jésus-Christ n'est pas Dieu, n'est aucunement Dieu, il n'y a aucunement une sorte de passage, une sorte de pénétration de la Divinité en cette Humanité. Les deux natures, en la Personne de Jésus-Christ, sont et restent éternellement parfaitement distinctes d'une de l'autre, l'une, la divinité, étant infinie, l'autre, l'humanité étant infiniment petite par rapport à la Divinité. Une coquille de noix !

Il reste bien sûr infiniment délicat de parler ainsi, de parler selon des mesures de grandeur, et dans nos limites humaines, quand il s'agit de la Personne du Fils de Dieu.

Il est urgent aujourd'hui de parler ainsi en souhaitant que d'autres le fassent d'une façon plus juste encore et selon une meilleure expression. Il agit peut-être de l'avenir du christianisme et de sa pénétration en tous les esprits d'aujourd'hui, dont il peut sembler que la plupart sinon rejettent la foi chrétienne par une sorte de peur, du moins lui sont devenus indifférents. Des développements s'imposent, qui ne sont pas faits.

Cela est particulièrement important en cette année de l'Eucharistie. La foi du charbonnier n'est plus guère possible, du fait et dans la mesure où il n'y a plus de charbonniers !

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