L'erreur des rois mages "dénoncée" par le Pape Benoît XVI.

Les rois mages se trompaient sur le roi de Jérusalem.

La veillée d'adoration des JMJ de Cologne, ce 20 mai 2005, a été retransmise par KTO. J'en retiens, entre autres, deux phases : la répétition en multiples langues de ce qui termine l'Evangile des rois mages : " Ils adorèrent l'enfant et ouvrirent leurs trésors ", ils donnent ce qu'ils ont de plus précieux.

ET le "car c'est à Toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire !" dit et chanté par tous pendant l'adoration. J'ai enfin compris comment on pouvait dire et redire cette louange quand on comprend qu'elle s'adresse à un enfant, faible et fragile, totalement impuissant, totalement dépendant, et dans cette apparence incapable de toute gloire : c'est la seule façon du règne, de la puissance et de la gloire pour le Dieu de Jésus-Christ, incapable de toute fausse divinité qui d'ailleurs L'abandonne au moment où Il aurait eu le plus besoin de sa puissance : ce dieu-là qui L'abandonne sur la Croix n'a jamais existé ! Le Dieu de Jésus-Christ est Son Père et notre Père, plus présent que jamais, si l'on peut dire, et offert pleinement avec Lui, quand Il souffre et meurt sur la Croix.

Je n'ai pas été surpris, je ne fais aucune réserve quant à cette magnifique soirée mondiale de prière, je constate simplement l'absence, dans ce qui a été dit ou chanté, de toute référence trinitaire explicite. Ce n'en était pas le lieu, ce n'en est pas encore le moment. Les si belles paroles du psaume 139, la première lecture biblique de la soirée, peuvent être dites par tout homme, elles ne sont pas spécifiquement chrétiennes.

Ce qu'a dit Le Pape, du moins ce que j'en retiens, il a dit en français une bonne partie de son homélie, ce qu'il a dit m'a beaucoup instruit. Il nous demande d'apprendre à reconnaître le vrai visage du Christ.

Les Mages ont d'abord été voir à Jérusalem le roi Hérode, un roi de ce monde, ils pensaient trouver en Hérode celui que leur annonçait l'étoile et auquel elle devait, pensaient-ils, les mener : ils se faisaient, comme encore aujourd'hui l'immense majorité des hommes, une image caricaturale de la Divinité, entourée de tout le faste inventé par les hommes. L'étoile les a conduits à un enfant venant de naître qu'ils ont adoré comme ce roi qu'ils cherchaient et sur lequel ils s'étaient d'abord trompés. Et cette adoration de l'enfant sera dite et redite en maintes langues, un peu comme le résumé, du moins comme l'essentiel, de la lecture de cet évangile. Ils adorent un enfant sans règne, puissance ni gloire. Là ils ne se trompent plus.

Et c'est là qu'on les voit vivre l'essentiel du mystère trinitaire, il n'était donc plus nécessaire d'en faire explicitement la référence : les mages ont vécu ce mystère en faisant l‘offrande de ce qu'ils avaient de plus précieux. " De l'or, de l'encens et de la myrrhe. " Il est essentiel pour nous de les imiter.

Le mystère de la Sainte Trinité ne nous est pas révélé d'abord pour qu'on en développe le sens, mais bien pour qu'on le vive, en imitant le don parfait de chaque Personne divine à l'Autre en la Trinité. Et son développement n'est souhaitable que lorsqu'il nourrit non pas tant la seule intelligence, mais bien notre cœur.

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