Une refonte de l‘année liturgique.

Une autre distribution des textes lus chaque jour dans la première partie de la Messe ? On désire des textes qui nous préparent à la célébration du mystère de l'Eucharistie, et ne soient plus une simple lecture de la Bible, beaucoup le désirent instamment maintenant.

L'Eucharistie est le sacrement du sacrifice du Seigneur, le sacrement de l'offrande parfaite du Seigneur, le sacrement de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Seigneur : comment se fait-il alors que l'histoire de ces événements majeurs de toute l'histoire de l'humanité soient lus exclusivement, ou presque, au moment où on les célèbre plus solennellement, au printemps ce chaque année ? Pourquoi l'Ancien Testament tient-il une place si prépondérante dans la prière de l'Eglise et les célébrations quotidiennes de l'Eucharistie ?

Imaginez un incroyant entrant dans une Eglise et y entendant par exemple certaines lectures du Deutéronome : qu'en penserait-il ? Il ne s'agit de nier une certaine importance de ces lectures, mais de les relativiser davantage, et de nous faire entendre, par exemple, en leur place, la lecture de Paul nous disant que « le Christ a tué la haine », un enseignement tellement important aujourd'hui et jamais lu en Eglise.

Des lectures donc plus fréquentes, tout au long de l'année, au début de la Messe, des récits évangéliques de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Seigneur : pourquoi pas ? Ce pourrait être tellement plus instructif que, par exemple, la lecture, reprise plusieurs fois en l'année, de la décapitation de Jean Baptiste !

Peut-être aussi, mais ici on ne peut s'avancer qu'avec grande prudence, serait-il souhaitable, pour l'instruction de tous, une modification des prières eucharistiques qui, dans leur texte actuel, nous font courir souvent le risque de nous faire voir les souffrances du Seigneur, Sa Mort et Sa Résurrection comme des évènements extérieurs à nous et à notre vie : on offre Son sacrifice sans guère avoir, peut-être, la pensée qu'il contient le nôtre, et celui de tout homme, et en est inséparable.

Il est permis au célébrant, quand les circonstances semblent le demander, de choisir d'autres textes à lire durant l'Eucharistie qu'il va célébrer. Les circonstances de notre vie chrétienne aujourd'hui ne peuvent-elles pas sembler pouvoir permettre au prêtre de choisir, même chaque jour, d'autres lectures, lorsque celles prévues dans l'Eglise semblent particulièrement inadaptées à notre époque... et au sacrifice qui va être offert.

(À reprendre)

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