Balbutiements en suite du texte et de la note d'hier.

" La véritable prière du chrétien, l'oraison spontanée du disciple de l'évangile, c'est une oraison sur la vie, c'est une oraison sur l'homme."

Qui parmi nous pratique l'oraison sur la vie ? Qu'il se fasse connaître ! Il pourrait fonder une communauté nouvelle où cette prière aurait une importance capitale, au point qu'elle pourrait remplacer le bréviaire, ou du moins avoir une place centrale dans la prière officielle de l'Eglise ! Beaucoup de films existent déjà sur cette histoire de la vie dans sa magnificence et l'innombrabilité des êtres qu'elle habite et anime. Ils pourraient très heureusement nourrir cette prière et cette louange.

Et ensuite, poursuit Zundel, et c'est capital ! et ensuite cette possibilité, cette éventualité, cette probabilité, cette magnifique espérance « zundélienne » de la conversion finale de tout homme parce que : « Comment voulez-vous vivre à la hauteur de l'évangile, c'est-à-dire à la hauteur du coeur de Jésus-Christ, comment voulez-vous accueillir un autre comme vous-même, ou plutôt comme Lui-même ?

Comment l'accueillir comme Jésus, si le regard de votre foi ne dépasse pas les apparences, ne franchit pas les limites actuelles de cet homme, de tout homme qui peut être, sous certains aspects, si antipathique, si chargé de chair et de fautes mais qui n'en reste pas moins une capacité de Dieu, qui peut devenir un ange ! qui peut, comme le bon larron, en un instant, devenir un saint ! qui peut, comme la pécheresse, en un instant, être archi-vierge ! qui peut, comme le publicain, dépasser en un instant, tous les pharisiens par l'ardeur de sa foi, et l'authenticité de son amour ! »

Cette oraison sera la nôtre dans l'éternité bienheureuse du paradis, c'est la prière essentielle en laquelle s'échangent les trois personnes divines, parce que le Fils, avec le Père et l'Esprit, est le prince de la vie, la source de toute vie, et Sa prière éternelle en la Trinité ne peut être que modelée sur cette identité, elle ne peut qu'être fondée sur cette identité du Fils qui reçoit la vie du Père et ne la reçoit, comme le Père lui-même, que pour la communiquer.

Dieu ne fait éternellement que communiquer la vie ! Il n'a pas d'autre désir, ce désir est constitutif de son être Trinité ! et notre terre, après la Trinité divine, est le lieu, par excellence sans doute, de cette communication surabondante de la vie, avec son histoire infiniment longue, et non achevée, tout entière orientée vers l'apparition de l'homme, puis de l'homme vivant de la vie de Dieu, Jésus etant venu, Jésus venant pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en surabondance. Et ils sont innombrables les receptacles de cette vie sur la terre avant qu'elle aboutisse à la venue de l'homme, avant la venue du prince de la vie, avant la venue de l'homme qui dira : « Vivante dans l'Eglise, corps mystique du Christ, vivante sera désormais et pour toujours ma vie toute pleine de toi ! »

Regardez avec le même intérêt sinon la même passion que moi, les nombreux films animaliers du soir sur Arte, ce soir c'était sur la vie en Amazonie, les vivants y sont innombrables de toutes sortes et espèces, et innombrables en chacune de celles-ci ! Quelle variété prodigieuse, époustouflante ! Et le nombre des hommes en paradis sera sans doute plus élevé encore que celui de ces innnombrables animaux !

L'oraison sur la vie inclura toute cette histoire, avec en son terme et s'élaborant tout au long de notre histoire, la constitution d'un immense corps, celui du Christ, celui de l'épouse parfaite, composée de milliards et de milliards d'hommes, plus nombreux encore que dans le monde animalier, chantant en éternité, en la vivant, la vie de Dieu à laquelle l'épouse du Christ a appris à se conformer éternellement en chacun de ses membres.

L'histoire de la vie, non pas une histoire dans le passé, mais une histoire dont toutes les étapes sont actuelles dans le présent de chacun de nos instants, chacun devenu capable de la contenir et revivre toute entière et déjà dans son aboutissement, dans son accomplissement.

L'histoire de la vie dans un univers gigantesque avec d'innombrables planètes toutes en genèse de pouvoir accueillir la vie, mais une seule, sans doute, y étant arrivé, notre terre (1), les autres voulant toutes parvenir à la même fin mais aucune ne pouvant y arriver ! et toutes ces autres restant, vraisemblablement, seulement à avoir reçu quelques traces de vie, plus ou moins infimes. Nous avons dans notre monde d'aujourd'hui de quoi amplifier extraordinairement la louange des psaumes.

(1) j'ai cru lire quelque part que la majorité des savants ne croient pas à la possibilité de l'apparition de la vie sous une forme aussi développée que chez l'homme en une quelconque planète, même si celles-ci sont en nombre quasi infini.

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