Développement, sous toutes réserves, sur le don de la vie éternelle.

Il n'y a pas de Dieu existant en extériorité par rapport à l'homme. Si Dieu est un pur dedans comme Zundel l'a affirmé bien souvent, Il ne peut être qu'en intériorité par rapport à sa création, et toute la création, toute création, Lui est nécessairement intérieure.

Et, chose tout aussi importante, il n'y a pas de Dieu existant avant de nous créer et sauver en s'incarnant parce qu'en vérité l'humanité du premier jusqu'au dernier homme, et particulièrement celle de Jésus-Christ, est parfaitement contemporaine de l'éternité du Dieu Trinité. Et Jésus-Christ est éternellement mourant-ressuscitant-montant-aux-cieux-s'asseyant-à-la-droite-du Père au sein de la Trinité.

Nulle part dans le Nouveau Testament il n'est dit que le Christ nous donne une vie qui n'aura pas de fin, comme malencontreusement nous fait le dire certaine préface. Il nous donne la vie éternelle, qui est la vie même de Dieu, et qui n'a ni commencement ni fin, et il nous la donne nécessairement éternellement parce qu'on ne peut pas donner une vie éternelle dans notre temps puisqu'elle n'a pas de commencement. C'est un immense mystère. Et nous avons et aurons nous mêmes éternellement à en bénir, adorer et louer ce Dieu unique, Ce Dieu Amour, comme le fait Jésus-Christ durant son passage parmi nous vers le Père.

Et l'homme est créé pour engendrer, porter et faire naître celui que le Père éternellement engendre, porte et fait naître, Il veut le faire en nous et par nous, et cela bien sûr en et par Jésus-Christ. Et c'est de cela qu'éternellement nous avons à louer, en Eglise, le Dieu infiniment bon, car en réalité Dieu nous a choisis dès avant la création du monde (Ephésiens, 1,4) :

« Béni soit le Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus-Christ qui, dans les cieux, nous a bénis de toutes bénédictions Spirituelles dans le Christ, Il nous a choisis avant la fondation du monde (Il nous a élus en Lui dès avant la création du monde) pour que nous soyons saints et sans tâche devant Lui dans l'Amour ! Il nous a, dans sa libre volonté, prédestinés à être ses enfants adoptifs grâce à Jésus-Christ pour que soit louée la magnificence de sa grâce dont Il nous a fait don dans le Bien-aimé. »

Et cela, chose surprenante, cette vérité de notre Dieu pur dedans, incapable comme tel d'aucune extériorisation, entraîne, du moins peut-on le penser, la ruine de tout athéisme parce que tous les athéismes rejettent toujours un dieu toujours en extériorité par rapport à l'homme, un dieu qui n'a jamais existé et dont le culte ne peut donc être qu'idolâtrique. A bon droit les athées rejettent ce Dieu-là puisqu'il n'a jamais existé.

Si l'on relit bien l'extrait « sité » hier (1), on peut comprendre que cela, comme toute autre révélation, peut n'être saisi dans son vrai sens que « progressivement », selon le progrès (2) de l'intelligence profonde de l'homme, et de l'humanité en général, tout au long de son histoire. Il n'y aura donc pas à s'étonner que saint Thomas n'en parle pas. La question qu'il s'est posé d'un éventuel changement en Dieu lorsqu'Il envoie Jésus-Christ s'incarnant sur la terre ne se pose même plus. L'incarnation divine parfaite en Jésus-Christ est en Dieu de toute éternité et sa réalisation dans notre histoire n'apporte donc en Dieu aucun changement, elle nous en révèle à nous le sens.

Et Dieu, le Dieu Trinité n'existe éternellement qu'en étant créateur et rédempteur. Et cela peut-être en d'autres univers que le nôtre, ou d'autres planètes que la nôtre (ce qui reste hautement improbable), nous ne pouvons pas le savoir.

Ceci peut paraître tellement nouveau qu'on ne peut que désirer la naissance d'une nouvelle famille religieuse s'adonnant, dans l'Eglise, à l'étude de l'enseignement mystique de Zundel, et s'efforçant d'en vivre, avec le souci de la développer (il faudra longtemps avant que ce soit achevé), avec aussi une grande ouverture au monde contemporain.

Que le Seigneur fasse naître à saint Gatien un jour prochain un embryon de cette communauté, et que son ou ses fondateurs viennent ici avant que j'en parte ! J'ose Le prier dans ce sens et vous invite à faire de même. Rêverie peut-être ? mais pourquoi ne pas rêver ?

... il faudrait écrire un livre avec pour titre « la ruine des athéismes », montrant comment tous les athées rejettent un Dieu extérieur à l'homme, et comment le Dieu pur dedans, le Dieu intérieur, ne peut pas être rejeté, mais seulement ignoré, nécessairement, par ceux qui n'ont pas de véritable intériorité.

Note (1). On a pu lire hier, c'est Zundel qui parle : « Admettre ici (il s'y agit de la suppression des prêtres ouvriers mais on peut faire application du même « principe » dans le cas qui nous occupe ici), admettre ainsi une position ecclésiale (celle qui a supprimé les prêtres-ouvriers) comme une position médiane, mais inévitable étant donné le statut de la chrétienté, sentir toute l'indignité de soi-même et des autres par rapport à une vérité plus universelle, plus libératrice, plus humaine, c'est être dans l'axe de l'orthodoxie le plus fidèle tout en demeurant ouvert à l'avenir, car l'Eglise est en marche. Cette marche de l'Eglise se manifeste par l'évolution qui fait peu à peu avancer les questions. » (relire l'extrait "sité" hier)

Evidemment vous pouvez apporter sur le site votre commentaire ou vos questions.

Note (2) : ce progrès se fait tout au long de l'histoire de l'évolution, mais aussi pour chacun tout au long de son évolution intérieure qui se fait en lui selon le degré de sa vie intérieure entretenue par la prière et la méditation. Le Christ nous demande qu'elle soit constante. Il est évident que le développement fait ci-dessus apparaîtra nécessairement comme insensé à celui qui n'en a, ou ne peut encore en avoir, comme la femme pauvre citée par Zundel, que très peu l'habitude.

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