Ce dimanche 5 avril 2009 ouvre la semaine sainte.

L'élargissement infini du sacrement de l'Eucharistie.

A vivre particulièrement durant cette semaine sainte.

On a dit : Dieu crée en même temps qu'Il est. Il faut ajouter maintenant : le mal est introduit dans la création, est inséré et agissant dans toute son histoire, en même temps que Dieu est, et cela par la mystérieuse mauvaise volonté de la première ou des premières créatures (en lesquelles nous sommes, d'une certaine façon, déjà présents).

Et puis il faut ajouter encore en même temps que le mal et l'homme sont apparus en la création, ils y apparaissent aussi dès son origine ET le Dieu rédempteur, avec le mystère de l'incarnation rédemptrice, y apparaît aussi l'imprégnant dès son origine, particulièrement au moment de Sa Passion-Mort-Résurrrection, ET maintenant ce n'est plus seulement le Père qui engendre le Fils de toute éternité, l'homme lui-même est appelé à L'engendrer, et cela s'accomplit en Marie la première, et en elle de façon parfaite. Et le sacrement de l'Eucharistie peut être vu comme le mystère et le sacrement de tous ces évènements (2).

Et nous célébrons durant cette semaine sainte ces mystères de la Passion, de la mort et de la résurrection du Fils de l'homme, du Dieu incarné, en même temps déjà de celui de son ascension et de sa session à la droite du Père, contenant déjà l'ascension et la session à la droite du Père de l'humanité entière. Je crois qu'il est très important d'élargir ainsi comme infiniment le sens du sacrement de l'Eucharistie.

Nous allons revivre sacramentellement, d'une façon plus particulière durant cette semaine, le centre du sens de ce mystère, cette passion-mort-résurrection du Seigneur, avec le souvenir, le plus vivant possible, de tout ce qui s'est passé en et pour Jésus durant cette semaine sainte et qui est « contenu » (1) dans le sacrement de l'Eucharistie, le sacrement de l'action de grâce pour cette manifestation et révélation de la grandeur infinie de l'amour de Dieu pour l'homme, de l'amour de Dieu pour chacun de nous, en même temps que pour ces premières créatures, inséparables de l'homme, que sont les anges.

Il ne s'agit pas de nier la présence réelle du Fils de Dieu fait Fils de l'homme en l'Eucharistie, mais d'y voir davantage le sacrement de toute l'histoire de la création, de toute création saisie maintenant comme aboutissant à cette révélation de l'Amour infini de notre Dieu pour ses créatures. Il s'agit du souvenir, de la mémoire actualisante de cette passion-mort-résurrection, qui en vérité est contemporaine de toute l'histoire de la création et lui donnant son sens.

Dieu, parce qu'Il est amour, ne peut que vouloir que sa créature lui devienne semblable, jusqu'à être égale à Lui, et cela se fait dans l'intégration de la créature comme membre vivant dans le Corps mystique du Christ. Toute autre forme d'amour divin réduisant cette volonté de similitude serait indigne d'un Dieu Amour.

C'est l'Univers entier qui est « affecté » par cette passion-mort-résurrection qui lui donne sa raison d'être.

C'est toute la « mémoire » vivante de Jésus-Christ, Créateur et Rédempteur (2) qui est « contenue » dans le sacrement de l'Eucharistie. Toute la semaine sainte est mémoire, particulièrement vive et vivante, de tout Jésus-Christ, de la façon, dont Il donne son sens au passage de chacun de nous sur la terre, comme à toute l'histoire de l'humanité et de l'Univers.

Note (1) : Le sacrement de l'Eucharistie en est le mémorial qui, sacramentellement, l'actualise.

Note (2) : Jésus ne dit pas : « Faites ceci en mémoire de mon sacrifice », mais bien « Faites ceci en mémoire de moi. »

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