Découverte émerveillée de la tendresse de Dieu.

Beaucoup de catholiques n'ont pas de religion personnelle. Ils viennent à l'église, ils observent les devoirs communautaires, ils font des prières vocales qui constituent pour eux une obligation, et ils n'ont aucune idée d'un mariage d'amour avec Dieu. Ils n'ont pas du tout le sentiment qu'ils ont fait la rencontre de Dieu, que Dieu est un visage imprimé dans leur cœur, une découverte inépuisable et merveilleuse toujours capable de les combler... Ils ne connaissent pas le frémissement d'allégresse qui déclenche dans l'âme des mystiques ces grands poèmes tels que le Cantique des créatures de saint François d'Assise ou le Cantique spirituel de saint Jean de la Croix.

Pour eux, Dieu fait partie de cette chaîne de devoirs auxquels ils souscrivent une fois pour toutes, mais il n'a pas du tout le visage d'un événement ou d'une rencontre personnelle.

Les sacrements veulent nous conduire chacun à notre solitude, à ce cœur à cœur avec Dieu, à ce mariage d'amour célébré par l'apôtre, afin que jaillisse de nous ce «oui» qui ferme l'anneau d'or des fiançailles éternelles (1).

Ton Visage, ma lumière, Religion de groupe et religion personnelle, Lausanne 1955, p. 82-83.

(1). Maurice Zundel cite souvent saint Paul: «Je vous ai fiancés au Christ comme à un époux unique ainsi qu'une vierge pure» (2 Co 11, 2).

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